mercredi 3 février 2010

Les deux solitudes... environnementales.

Les analystes politiques sont - ou étaient - tous d'accord pour dire que le ministre de l'environnement du gouvernement Harper, Jim Prentice, est un des plus solides ministres actuellement en poste à Ottawa. Fort de cette nouvelle assurance, il s'est lancé dans une attaque en règle du gouvernement Québécois dans sa décision d'imposer les normes Californiennes au parc automobile, qualifiant cette décision de folie. Il est vrai qu'il était de passage à Calgary, château-fort conservateur où la réduction des gaz à effet de serre est une préoccupation quotidienne...

Il est quand même ironique de voir un ministre de l'environnement fédéral reprocher à une province d'en faire trop pour l'environnement. À moins que ses intérêts premiers ne soient plutôt ceux du gouvernement conservateur, c'est-à-dire le développement des sables bitumineux et la relance à tout prix du secteur automobile nord-américain. Son devoir de réserve que lui impose sa condition de ministre de l'environnement aurait dû au minimum lui inspirer le silence. Mais les choses étant ce qu'elles sont, c'est-à-dire la pauvreté ministérielle chronique de ce gouvernement, Stephen Harper a visiblement choisi Prentice pour donner la réplique à la gifle reçue de Jean Charest à Copenhague. Comme quoi les deux solitudes se creusent et ne sont pas prêtes de se comprendre.

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