Le Québec est donc une nation sur papier, mais quand vient le temps de faire preuve de courage et de décider du sort des plus démunis d'entre nous, on nous refuse d'emblée ce droit le plus élémentaire. Pourtant, toute nation quelle qu'elle soit devrait avoir ce genre de droit, au même titre que l'autodétermination. Notre peuple formait une nation capable de prendre en main sa destinée bien avant que M. Harper se décide à le reconnaître, et nous le serons encore lorsqu'il sombrera dans l'oubli.
Dans les faits, même l'Orégon, état américain de la côte ouest, a voté une loi en 1997 autorisant le suicide assisté pour les malades en fin de vie, leur donnant ainsi le droit de mourir dignement. Toute une structure a été mise en place par l'état et fonctionne très bien. Comme quoi même aux États-Unis, les états qui ne forment pourtant pas des nations reconnues par le gouvernement central, ont davantage de lassitude que les provinces canadiennes.
La question que je me pose aujourd'hui est pourquoi Stephen Harper refuse-t-il même d'envisager accorder ce droit aux mourants, alors qu'il l'accorde à nos jeunes soldats en Afghanistan? Faire partie d'une force armée c'est un choix libre, le choix d'accepter le risque de mourir dans la dignité, au nom de son pays et des valeurs qu'il défend. Que l'on soit pour ou contre la guerre en Afghanistan n'a pas d'importance car dans les faits, mourir pour son pays est à mon sens une mort très digne. Mais mourir d'épuisement après des semaines voire des mois de souffrance, c'est tout sauf digne. Accordons à ces gens condamnés, malades et démunis, le même droit que nous accordons à nos soldats pétants de santé. Car au contraire de nos soldats, ces gens n'ont pas la chance d'aller mourir dignement en Afghanistan.

Dans mon livre à moi un soldat peut faire preuve de bravoure mais une guerre n' est jamais digne. Tout comme il n' existe pas de bonne guerre ou de mauvaise guerre : Seulement des vainqueurs et des victimes. Des morts, des blessés ; au corps, au coeur et à l' âme.
RépondreSupprimerQuant au choix de décider de sa propre mort, j' en suis mais en toute connaisance de cause. Si la famille choisit pour la personne parce qu' elle n' a plus ses facultés et que celle-ci n' a pas laissé de " marche à suivre ", faut y aller au cas par cas et avec une extrême prudence.
La qualité de vie est une notion relative.
Qui décide que le moment est venu et quand arrive-t' il ce moment ? ...
Décriminaliser certes mais en maintenant une forme de responsabilité pour éviter les dérives.