mercredi 2 mars 2011

Moratoire sur la laïcisation du Québec

Le tribunal des droits de la personne a tranché. Finie la prière et les crucifix aux séances du conseil municipal de Saguenay. Ce jugement, aux dires des observateurs, affirme le caractère de neutralité des institutions publiques. On peut donc présumer, qu'à terme, les jours du crucifix de l'assemblée nationale sont également comptés, et il ira bientôt rejoindre celui de Ville de Saguenay.

Le coloré maire de Saguenay, Jean Tremblay, est littéralement parti en "croisade" et entend en appeler de cette décision grâce à une grande levée de fonds. Étant catholique non pratiquant comme une bonne partie du Québec, c'est à la fois amusé et sans réel intérêt que j'observais cette saga. Mais les choses ont pris une tournure différente dimanche matin, telle une révélation dominicale.

Je regardais tout bonnement la télé en sirotant mon café lorsque je suis tombé sur l'émission "Le jour du seigneur" à Radio-Canada. Chaque semaine, on y diffuse intégralement, avec sermons et prières, une messe catholique romaine d'une heure en bonne et due forme. Il ne s'agit pas là d'une discussion en rapport avec les religions comme le fait avec brio Second Regard, non, c'est carrément une pratique religieuse, enchâssée dans la grille horaire de Radio-Canada, une institution publique, depuis 1953. On est loin de la minute de prière dans un petit conseil municipal!

Dimanche matin, visitez un CHSLD où des milliers de Québécois invalides, vieux ou handicapés, y vivent enfermés quasi en permanence sans réel possibilité de sorties. Il est une émission incontournable dans leur semaine et c'est Le Jour du Seigneur. Pour plusieurs d'entre eux, assister à la messe à la télévision c'est comme y assister en personne tant leur foi est demeurée intacte malgré les années et la maladie.

Une amie préposée qui soignait des handicapés mentaux, me mentionnait il y a quelques années que l'on pouvait à tout moment dans la semaine changer de chaîne à la télé ou partir avec un bénéficiaire faire sa toilette au milieu d'une émission sans soulever la moindre protestation. Sauf le dimanche matin avec Le jour du Seigneur. C'était sacré, et si par malheur elle oubliait de mettre la bonne chaîne, à l'heure de la messe une clameur provenait du salon la rappelant à son devoir dominical.

Aujourd'hui plus rien n'empêche le Mouvement laïque du Québec de demander que l'on cesse la diffusion du Jour du seigneur depuis le jugement de la juge Pauzé. Étant une institution publique, Radio-Canada n'aurait d'autres choix que de s'y conformer et tout porte à croire qu'ils ne feront pas de vagues comme le maire Tremblay et qu'ils passeront tout simplement à une autre émission.

C'est pourquoi aujourd'hui je demande à nos élus d'imposer un moratoire sur la laïcisation du Québec, par amour et respect pour nos handicapés et nos aînés, ceux qui ont construits le Québec d'aujourd'hui, celui où l'on peut jouir d'autant de libertés, celle du culte y compris. En attendant, je demande à la présidente du MLQ, Marie-Michele Poisson de s'engager à ne pas s'attaquer au Jour du Seigneur, et ainsi permettre à nos aînés de finir leurs jours heureux, à vivre leur foi.

jeudi 24 février 2011

Le Ben Laden des décennies 80-90

Aux yeux de tous, Kadhafi est sans conteste un dictateur sanguinaire d'une violence et d'une brutalité sans fin, et l'histoire le classera à n'en pas douter aux côtés des Hitler, des Staline et des Saddam de ce monde. Pourtant, depuis quelques années il était redevenu fréquentable par la communauté internationale. La Lybie est un pays relativement riche, au niveau de ses ressources naturelles on s'entend, avec une production quotidienne de plus de 1.7 millions de barils de pétrole et de gaz par jour. Est-ce pour cette raison qu'on lui a pardonné plus facilement ses petites erreurs de parcours? Simple coïncidence, je suis persuadé que cette réhabilitation fait suite à de multiples actions caritatives et altruistes à travers le monde.

Pour n'en citer que quelques-unes; notons son soutien indéfectible au dictateur fou, violent et sanguinaire qu'était l'Ougandais Amin Dada dans les années 70, aux côtés duquel il a envoyé ses troupes combattre. Il a même eu la bonté de l'accueillir en exil quelques temps à sa chute en 79. Il n'avait fait que 300 000 victimes dans son pays, la plupart innocentes. Le film "Le dernier roi d'Écosse", mettant en vedette l'excellent Forrest Whittaker dans le rôle d'Amin Dada, nous donne d'ailleurs un navrant aperçu de l'atrocité du personnage.

Il a aussi commandité un attentat à la bombe dans une discothèque berlinoise fréquentée par des américains en 1986. Il a commandé personnellement l'attentat contre le vol 103 de la Pan-Am en 1988, faisant 270 victimes à Lockerbie en Écosse. Un autre attentat contre un avion français, le vol 772 d'UTA en 1989 au-dessus du Niger, faisant 170 morts. Il a aussi ordonné l'emprisonnement et la torture de 7 infirmières bulgares de 1999 à 2007, qu'il a d'ailleurs reconnu avoir torturées, par la voie de son fils Al-Islam Kadhafi. En 2009 il a accueilli en héros le terroriste lybien ayant planifié, à sa demande, l'attentat de Lockerbie à sa libération d'une prison écossaise pour raison humanitaire.

Mais voilà, le fond de l'homme est bon, à n'en pas douter. Pour le prouver, il reconnaît en 2003 sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie et accepte même de verser 2.16 milliards de dommages aux familles des victimes, ce qui a pour conséquence la levée définitive des sanctions internationales qui pesaient contre lui.

Aujourd'hui je demande des réponses. Non pas des américains, bien qu'ils nous doivent eux aussi des explications sur les différences de politique entre Kadhafi et Saddam Hussein, mais bien de SNC-Lavallin. Comment se fait-il que cette firme, fleuron de l'ingénierie québécoise, dans laquelle la Caisse de dépôt et de placement détient des actions (ce qui me donne le droit de questionner), accepte un contrat de 450 millions en Lybie? Ils nous diront sûrement que si ce n'était pas nous c'eut été quelqu'un d'autre. Mais je m'en fous. Faire des affaires avec un état voyou c'est jouer le jeu de ces criminels et contribuer à les maintenir au pouvoir. Il est grand temps que nos gouvernements et nos entreprises adoptent des règles éthiques strictes et respectueuses des peuples et exigent de nos partenaires commerciaux quels qu'ils soient le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée il y a plus de soixante ans, soit en 1947. Bien sûr la Chine et l'Inde ne répondent pas encore à ces critères mais il n'en tient qu'à nous, partenaires occidentaux, de les y enjoindre et de les guider à terme sur cette voie.

Kadhafi est le Ben Laden des années 80-90. Il a appuyé et commandité les pires attentats au nom de son peuple. Et aujourd'hui qui s'occupe de le renverser et de le juger? Les américains comme ils l'ont faits avec Hirohito, Hitler, Saddam ou Noriega? Non, son propre peuple, qui contrairement à nous, a de quoi être fier.


mardi 22 février 2011

Leçons de démocratie arabe et africaine

Ma première leçon de démocratie remonte à novembre 1989 avec la chute du mur de Berlin. L'image de milliers d'allemands de l'est en liesse devant une démocratie et une liberté enfin retrouvée restera à jamais gravée en moi. Pour la première fois je prenais conscience de ces valeurs que nous, nord-américains, prenons pour acquises. Aujourd'hui ce sont les tunisiens, les égyptiens, les lybiens, les iraniens, les yéménites et j'en passe, qui nous donnent une grande leçon de liberté et de démocratie. Tous les jours ils sont des milliers à risquer leur vie pour cette noble cause. Non pas que nous devrions descendre dans la rue pour exiger un renversement de pouvoir dans la révolte, mais à tout le moins nous devrions sincèrement nous interroger sur l'importance que nous accordons à ces valeurs. Les méritons-nous vraiment?

Aux dernières élections provinciales en 2008, le taux de participation n'a été que de 57,33%. Ce n'était guère mieux sur la scène fédérale avec un faible 58,8% et le pire revenant aux municipales avec une honteuse moyenne de 40% au niveau provincial. Chez nous il est rare de voir des gens fiers et heureux exprimer leur droit de vote. Les rares dont je me souvienne sont des immigrants ayant fuient une dictature à la Duvalier ou à la Pinochet et qui non seulement se faisaient un devoir d'exercer leur droit de vote mais se réjouissaient de pouvoir exprimer leurs opinions politiques. Mise à part, c'est quasiment résigné que nous, les souches, allons voter et si par malheur le temps d'attente dépasse dix minutes plusieurs rebroussent chemin, ayant mille occupations plus importantes que de voter. C'est triste à pleurer.

Regardez les informations internationales à l'occasion et remarquez les files d'attente lors d'élections en Afrique ou en Haïti. On y voit souvent des milliers de citoyens faire la file pendant des heures sous un soleil de plomb, malgré la soif, la faim, les mouches, les bébés qui pleurent, la possibilité d'un scrutin annulé, les fraudes massives et j'en passe. Songez un seul instant à ce que serait notre taux de participation si il fallait que nous ayons à endurer ne serait-ce que le quart de ces contraintes. Il chuterait en deçà de 5% j'en suis convaincu.

Il est facile de chialer sur nos dirigeants actuels, et j'en suis parfois. Ce qui nous donne ce privilège est, à mon humble avis, leur légitimité. Mais on doit reconnaître qu'ils en ont de moins en moins d'une élection à l'autre et de ce fait il n'est pas loin le jour où nous serons peu à avoir la légitimité de nous prononcer puisque nous l'acquérons, je pense, qu'en allant voter. Posons-nous donc la question aujourd'hui à savoir si nous méritons toutes ces libertés et cette démocratie. Plusieurs prétendent, en tentant de s'en convaincre pour ne pas admettre leur lâcheté, que ce sont tous des pourris et que c'est pour cette raison qu'ils ne vont plus voter. Je leur répondrai, présente-toi, annule ton vote ou ferme-la.

mardi 26 octobre 2010

Petit otage d'un petit conflit

En 2007, ma blonde et moi avons tous deux fait l'acquisition d'un véhicule Chevrolet. Le vendeur est un membre de ma famille, directeur général dans une concession de la région de Montréal. Nous sommes satisfaits à la fois de nos véhicules et du service obtenu, jusqu'à tout récemment. Suite à la faillite de GM en 2008, deux des trois concessions du grand Trois-Rivières ont fermées, ayant pour conséquence d'engorger le seul garage demeuré ouvert et d'"enfantdechienniser" la vie des propriétaires GM, victimes de la conjoncture deux fois plutôt qu'une.

Je n'ai aucun lien quel qu'il soit avec quiconque lié de près ou de loin à TR Chevrolet. Par contre je puis vous dire, de source "familiale" sûre, que depuis la faillite de GM, les couvertures des garanties en ont prises pour leur rhume. Les aviseurs ne peuvent plus réclamer autant qu'auparavant. Une multitude de pièces et de tâches n'étant plus couvertes. Le résultat est que les départements de services sont aujourd'hui difficilement rentables et qu'ils sont plus souvent qu'autrement déficitaires.

Citation du membre de ma famille: "Si j'étais aux prises avec un conflit de travail au service, je ne serais pas pressé de le régler parce que dans mon cas, je sauverais de l'argent."

J'ignore tout du conflit et de la situation actuelle chez TR Chevrolet, sauf les problèmes qu'ils me causent. Je n'ai aucun parti pris dans ce conflit sauf celui du gros bon sens qui est de donner du service à des clients à l'approche de l'hiver. Mais une chose est sûre pour moi, les problèmes partent de la restructuration de GM qui ont amputés les couvertures de garanties par souci d'économie et on peut craindre d'autres conflits du genre partout au Québec. Il est peut-être temps que le gouvernement fédéral, qui a injecté des milliards de nos dollars dans cette compagnie, mette un peu de pression sur les dirigeants de GM Canada pour aider ses concessionnaires et leurs employés qui ont tous déjà suffisamment souffert de ses déboires.

Pour ma part, malgré que je sois satisfait de mon Malibu, mon prochain véhicule sera soit un Ford, soit un Kia, deux marques en santé vendues près de chez moi à Ste-Anne-de-la-Pérade. Vivement l'achat local et la paix d'esprit!

vendredi 15 octobre 2010

Appellation d'origine contrôlée

Et bien c 'est fait. Le frère André est maintenant Saint. On doit maintenant dire Saint-André-de-Montréal. Personnellement je trouve que ça sonne bien. C'est un peu comme "l'Agneau de Charlevoix". Une appellation d'origine contrôlée quoi! Car à n'en pas douter, il y a bel et bien contrôle. Et sévère par-dessus le marché. Il aura fallu plus de soixante-treize ans à l'église catholique pour reconnaître le Saint en lui. Un rigoureux processus à n'en pas douter, et qui débouche sur une grande et majestueuse célébration pour l'église catholique. Que bien lui en fasse. Pendant que les croyants font la fête et que les athées font semblant de s'en foutre, pour ma part, peut-être à mi-chemin entre les deux, je réfléchis.

Comme plusieurs d'entre vous, je connais très mal le frère André. Je me suis donc attardé à sa biographie. Sa jeunesse marquée par la maladie, son entrée en religion et enfin sa longue et grande carrière de portier-guérisseur dévoué à St-Joseph, à qui il attribue d'ailleurs les guérisons miraculeuses. Une vie pour laquelle j'ai beaucoup de respect voir de l'admiration. À n'en pas douter un grand homme. Se considérait-il lui-même comme un saint? Pas du tout. Mais pourtant aujourd'hui il l'est devenu malgré lui et ils sont des millions à le croire. Un peu comme le sauveteur que l'on proclame héros alors que lui-même considère simplement avoir accompli son devoir. Simple question de perceptions ou choc de deux vérités contradictoires?

J'ignore la place qu'occupera le frère André dans la Sainte hiérarchie catholique, entre Sainte-Marie et Sainte-Rita, et sincèrement je m'en fous royalement. Une chose est sûre, aujourd'hui je ne voudrais pas occuper la place d'une victime de prêtre pédophile, je ragerais. Ce qui me trouble le plus de cette canonisation est la non-démonisation. Le frère André faisait partie de l'ordre de Sainte-Croix. Or, grâce à l'émission Enquête, nous apprenions récemment que cet ordre et ses dirigeants sont soupçonnés d'avoir couverts des pédophiles et des abuseurs d'enfants qui oeuvraient comme professeur auprès des enfants au sein même de l'institution, pendant des décennies. Rien pour ternir la mémoire du frère André, il était loin au-dessus de tout ça, j'en suis convaincu. Mais une question se pose néanmoins; si l'église catholique a mise plus de soixante-treize ans à reconnaître l'un des meilleurs d'entre eux, combien de temps mettra-t-elle à reconnaître les pires? Quand se décidera-t-elle à "démoniser" la rapace qui s'est cachée sous une soutane pour assouvir ses bas instincts? Serait-ce parce qu'elle ne veut pas avoir à dédommager une horde de victimes enragées? (Et avec raison de l'être)

Je ne peux que conclure à une grande, mais très grande hypocrisie qui soulève inévitablement des questions sur la "bonne foi" de cette institution, (sans mauvais jeu de mots) aussi figée que sa doctrine, louangeant un glorieux passé où elle faisait la pluie plus souvent que le beau temps sur un Québec illettré. Bien sûr des armées de religieuses ont soignés et éduqués des générations de Québécois au sacrifice de leur vie. J'en suis d'ailleurs et je garde de bons et doux souvenirs de soeur Françoise Drolet, prof de sixième, crainte parfois, comme tout adulte de cette époque, mais toute dévouée et patiente qu'elle était, elle a gravée en moi un souvenir indélébile d'amour, de dévouement et de respect. Tant aussi bien que je me demande aujourd'hui si cette institution est digne de gens comme le frère André et soeur Françoise et si elle ne fait pas que récupérer à son profit des exploits que l'amour et la foi, et non une quelconque dévotion à son endroit, ont accomplis.

vendredi 24 septembre 2010

Mourir dignement en Afghanistan

Les travaux de la Commission Mourir dans la dignité n'étaient pas encore entamés que déjà le gouvernement Harper réaffirmait haut et fort sa position ferme sur le sujet, c'est à dire le maintien du statut quo actuel, et le refus de toute modification du code criminel qui pourrait éventuellement donner un tant soit peu de marge de manœuvre légale aux médecins. Hors sans modification du code criminel, si les Québécois décidaient, comme il semble très probable, que mourir dignement est un droit et que des mesures en ce sens devraient être mises en place, le fin mot de l'histoire reviendra toujours au gouvernement fédéral, qui ne veut rien entendre. Bien sûr certaines avenues sont de responsabilité provinciale, mais au final la modification du code criminel relève du fédéral uniquement, les provinces ne pouvant que suggérer certains amendements.

Le Québec est donc une nation sur papier, mais quand vient le temps de faire preuve de courage et de décider du sort des plus démunis d'entre nous, on nous refuse d'emblée ce droit le plus élémentaire. Pourtant, toute nation quelle qu'elle soit devrait avoir ce genre de droit, au même titre que l'autodétermination. Notre peuple formait une nation capable de prendre en main sa destinée bien avant que M. Harper se décide à le reconnaître, et nous le serons encore lorsqu'il sombrera dans l'oubli.

Dans les faits, même l'Orégon, état américain de la côte ouest, a voté une loi en 1997 autorisant le suicide assisté pour les malades en fin de vie, leur donnant ainsi le droit de mourir dignement. Toute une structure a été mise en place par l'état et fonctionne très bien. Comme quoi même aux États-Unis, les états qui ne forment pourtant pas des nations reconnues par le gouvernement central, ont davantage de lassitude que les provinces canadiennes.

La question que je me pose aujourd'hui est pourquoi Stephen Harper refuse-t-il même d'envisager accorder ce droit aux mourants, alors qu'il l'accorde à nos jeunes soldats en Afghanistan? Faire partie d'une force armée c'est un choix libre, le choix d'accepter le risque de mourir dans la dignité, au nom de son pays et des valeurs qu'il défend. Que l'on soit pour ou contre la guerre en Afghanistan n'a pas d'importance car dans les faits, mourir pour son pays est à mon sens une mort très digne. Mais mourir d'épuisement après des semaines voire des mois de souffrance, c'est tout sauf digne. Accordons à ces gens condamnés, malades et démunis, le même droit que nous accordons à nos soldats pétants de santé. Car au contraire de nos soldats, ces gens n'ont pas la chance d'aller mourir dignement en Afghanistan.


mardi 14 septembre 2010

La commission Galianos svp

Depuis déjà quelques semaines, la commission Bastarache nous fait passer par toute la gamme d'émotions, de la colère, à l'incrédulité, en passant par le découragement et l'écoeurement pur et simple. Des semaines à s'empêtrer dans des mensonges, des demi-vérités, à tenter de démêler le vrai du faux sans jamais réussir à y parvenir. Les seuls grands vainqueurs de tout ce cirque médiatique sont les avocats qui à 400$ l'heure se pourlèchent de cette vaste fumisterie en pensant à la prochaine "Béhème" qu'ils pourront s'offrir.

Pourtant la solution est si simple si nous voulons réellement découvrir la vérité; il suffit de congédier ce cher Bastarache et embaucher plutôt John Galianos. Je vous entends déjà penser mais c'est qui ça Galianos? Le cousin à Gagliano? Pas du tout! Galianos est le tout premier polygraphiste de l'histoire de la sûreté du Québec. Il fait ce métier depuis 1976 et aujourd'hui il offre ses services à titre de polygraphiste indépendant. Quelques questions, sur quelques jours et pour quelques milliers de dollars, et nous saurions une fois pour toute le fin mot de l'histoire.

Au mieux tout sera clair comme du crystal; un tel ment, l'autre dit la vérité. Ou encore, l'un ment un peu plus que l'autre, et dans le pire des cas il nous dirait qu'il lui est impossible d'émettre une opinion puisque l'un des deux, on se doute lequel, serait en mesure de déjouer le test, tant habitué à mentir qu'il est. Et même dans cette éventualité nous serions gagnants car même si au sujet de la nomination des juges nous n'aurions pas l'heure juste, nous saurions à tout le moins qu'il nous a si souvent menti qu'il lui est possible de déjouer un polygraphiste de 35 ans de métier.

Je ne comprends pas qu'étant aussi bien entouré et conseillé, que notre cher PM n'ait pas envisagé cette option pour clouer le bec à Me Bellemare, lui si outré par autant de mensonges et se prétendant préoccupé que par l'éclatement de la vérité uniquement, d'où l'étroitesse du mandat de la commission évidemment. Finalement, au point où il en est, son seul espoir de redorer son blason serait de passer ce test et de le réussir, autrement ses jours demeureront comptés.